Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Recherche

18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 19:52
Crédit photo : P. L’Excellent pour le Conseil départemental de Seine-et-Marne, lauréat du « Prix des allées » SPPEF

Les allées darbres sont ces voies – chemins, routes, rues, mais aussi canaux – bordés d’alignements d’arbres plantés de manière régulière, qui marquent avec force les paysages européens. Toutes ces allées sont liées à l’art du jardin « à la française », qui leur a donné leur nom, y compris hors de la francophonie : « allée ». Sorties du jardin pour sillonner les territoires depuis le 16ème siècle, elles ont en commun, quelles que soient par ailleurs leurs fonctions pratiques ou techniques, davoir aussi été plantées pour mettre en valeur, embellir, marquer le territoire.

 

Patrimoine culturel, avec leur code d’aménagement qui nous vaut la régularité de leur colonnade et leur voûte, les allées sont aussi des corridors biologiques et des habitats dont le rôle important pour la biodiversité a été documenté lors de la conférence internationale Infra Eco Network Europe à Lyon en 2016. Elles sont aussi sources d’aménités, au nombre desquelles leur intérêt paysager, leur contribution au bien-être et à la sécurité routière et leur intérêt pour lenvironnement, notamment en matière  de  températures,  de  dépollution  et  de  régulation  hydrique.  Ce  sont  ces  trois  aspects  - patrimoine culturel (C), contribution à la biodiversité (B), aménités (A) -   qui fondent dailleurs la protection des allées instaurée par l’article L. 350-3 du code de lenvironnement, un triple fondement qui doit guider l’action.

 

La Journée Européenne des Allées, le 20 octobre, a pour objectif de mettre en lumière ce patrimoine et de contribuer à sa préservation. Pour sa 3ème  édition, la Journée Européenne des Allées coïncide cette année avec la première Journée internationale du paysage du Conseil de l’Europe,  pour  laquelle  les  autorités  locales  sont  invitées  à  célébrer  le  paysage  en  tant que « composante  essentielle  du  cadre  de  vie  des  populations,  expression  de  la  diversité  de  leur patrimoine commun culturel et naturel, et fondement de leur identité » (« Message de Brno », Ateliers de la Convention euroenne du paysage - septembre 2017).

 

Les actions programes à l’occasion de la #JEA (European Avenue Day #EAD) sont diverses, modestes ou plus ambitieuses, symboliques ou concrètes. Toutes montrent en tout cas l’attachement de la population à cette composante majeure des paysages européens.

 

La #JEA2017 sera marquée par le lancement d’un espace web collaboratif, Wikiallee, outil de mémoire collective euroenne en même temps quoutil pour la construction d’une Europe citoyenne et d’un réseau écologique paneuropéen. Fruit du programme de Résidence internationale de paysagistes de la Villa Le Nôtre, à Versailles, en collaboration avec le Bureau du Paysage du Colegio de Arquitectos de Cataluña, il permettra d’inventorier les allées, qu’elles soient bien conservées ou qu’elles subsistent à l’état de vestiges très partiels.

 

En Allemagne, comme chaque année depuis 2008, le lauréat du concours photographique et le nom de l’« allée de l’année » seront dévoilés par les Amis de la Terre Allemagne. Comme chaque année également, un évènement cycliste avec le « Tour dAllée Rügen » est organisé à cette occasion. Autre évènement récurrent, la plantation d’arbres en allées : cette année, avec les ministres concernés, des acteurs du tourisme et des enfants des écoles, l’association naturaliste SDW et l’ADAC (3ème automobile-club  mondial)  planteront  des  arbres  en  regarni aux  deux  extrémités  de  la  Deutsche Alleenstraße, itinéraire touristique de 2900 km. Une table-ronde aura lieu à cette occasion.

 

En République Tcque, l’association Arnika échelonne, comme à l’accoutumée, plusieurs actions jusqu’en novembre, avec le vote pour « l’allée de l’année », une conférence publique sur les allées à Prague, une visite commentée d’allées avec la radio et la plantation d’une nouvelle allée.

 

En Italie, sous le patronage de la région du Piémont, une conférence sur l’avenir des allées italiennes est organisée par la fédération Legambiente, avec la participation, notamment, des présidents de l’Observatoire du paysage du Montferrat et de l’Adige, de l’Académie dagriculture de Turin, et de la Société italienne d’arboriculture. Elle sera suivie par le remise des prix de la première édition du concours récompensant, à l’instar du « prix des allées » français organisé par la SPPEF (Société pour la  Protection  des  Paysages  et  de  lEsthétique  de  la  France),  les  meilleures  actions  pour  la préservation des allées.

 

 

En France, la diversité des actions est également de mise.

En voici quelques exemples :

 

–    la Journée Européenne des Allées sera évoquée dans le cadre du séminaire de restitution des projets de recherche appliquée ITTECOP organipar le ministère de la Transition écologique et solidaire et lADEME les 19 et 20 octobre à Paris ;

–    les Conseils départementaux de Haute-Garonne et de Seine-et-Marne, respectivement lauréats en 2016 et 2017 du « prix des allées » organisé par la SPPEF, communiqueront sur leurs actions et projets (détaillés, pour la Haute-Garonne, dans la revue RGRA n°948, septembre 2017) ;

–    la commune de St-Maurice-d’Ibie (Ardèche), également lauréate 2017 du « prix des allées »

fêtera son succès en organisant une soirée de lecture centrée sur l’arbre ;

–    l’association  Pelouse  et  Environnement  de  Montgeron  (95),  lauréate  2016,  organise  une rencontre autour du thème de l’arbre et des allées en milieu urbain, avec notamment un atelier- inventaire « Montgeron et ses allées darbres » ;

–    à Dinan, le maire, avec la SAMB (Socté des Amis du Musée et de la Bibliothèque), lancera le programme de restauration de la Promenade de la Fontaine des Eaux, une allée de tilleuls qui fête son bicentenaire. Avant les plantations prévues en 2018, un banc restauré, attestant de l’usage social de cette promenade, sera dévoilé ;

–    l’ASSPAR  (Association  pour  la  protection  des  arbres  en  bord  des  routes)  appelle  à  un rassemblement pour alerter sur le risque de disparition des allées de Condom.

 

Les différentes initiatives sont documentées chaque année par une galerie photo à l’adresse www.flickr.com/photos/europeanavenueday. (les photos de ces initiatives sont envoyées à EuropeanADay@european-avenues.eu).

Pour en savoir plus

Cabinet All(i)ée

Chantal Pradines

Ingénieur Centrale Paris. Expert indépendant auprès du Conseil de l’Europe

Tél. 03 29 06 78 50 chantal.pradines@centraliens.net

Chantal Pradines est ingénieur diplômée de l’École Centrale de Paris. Après avoir travaillé dans les travaux publics et la communication, elle a créé le cabinet All(i)ée en 2008 pour œuvrer à la promotion des allées darbres en France et en Europe. Expert auprès du Conseil de l'Europe dans le cadre des travaux sur la Convention Européenne du Paysage, elle a à son actif une centaine d’articles et de communications dans des revues françaises et internationales et dans des congrès et séminaires dans une dizaine de pays d’Europe. Elle apporte son soutien aux différents acteurs, institutionnels ou privés, en Europe. Elle préside le jury du « Prix des allées » de la SPPEF depuis 2016.

 

Quelques liens et références utiles

http://www.sppef.fr/2015/09/22/concours-allees-darbres/ http://www.arquitectes.cat/iframes/wikiallee/wikiallee2/maps/index_fr.html https://alejroku.cz/2017

http://www.legambientevaltriversa.it/wp-content/uploads/2017/05/Brochure-concorso-alberate-

2017.pdf

http://www.allee-des-jahres.de/

 

Brückmann, K. (éd). : Avenues in Europe. Yesterday, today and tomorrow. 2015

Pradines, Ch.: Infrastructures routières : les allées darbres dans le paysage in Facettes du paysage. Réflexions et propositions pour la mise en œuvre de la Convention euroenne du paysage. Editions du Conseil de l'Europe, 2012, p. 117-196 (disponible en ligne sur le site du Conseil de l’Europe)

Pradines, Ch. : Les arbres de bord de route et la sécurité routière. Texte intégral de la présentation au

Congrès Belge de la Route, 2013, www.abr-bwv.be/sites/default/files/01_7%20Pradines.pdf

Pradines, Ch. : L'allée d'arbres : route touristique par excellence ? Rétro Tourisme - Automobilisme, Patrimoine & Transports, n° 3, 2015, p. 44-47

Pradines, Ch. : Des allées dans le jardin Europe : les routes bordées darbres. Sites & Monuments, n°

222, 2015, p. 33-41

Pradines, Ch. : Forgiving Roads : Regulations Threatening Tree-lined Routes in Tree-lined Routes and the Linear Forest. A new vision of connected landscapes. Treework Environmental Practice, Treework Seminar   20,   2015    www.treeworks.co.uk/wp-content/uploads/2015/11/Forgiving-Roads-Regulations- Threatening-Tree-lined-Routes-2015.pdf

Pradines, Ch. : Prix « Allées darbres » 2016. Sites & Monuments, n° 223, 2016, p. 60-66

Pradines, Ch. : Avenue trees: a wealth of red list species, but still too little specific studies concerning tree lined transport infrastructures. 5th IENE International Conference on Ecology and Transportation. Integrating Transport Infrastructure with Living Landscapes. Lyon, 2016 http://postconf2016.iene.info/media/429-944-1-PB.pdf

Pradines, Ch. : Nouvelle protection française des allées darbres. Revue Générale des Routes et de l’Aménagement n° 948, 2017, p. 24-29.

 

Repost 0
Published by Automobi - dans France Arbres Tourisme
commenter cet article
20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 20:38

L'engouement pour les anciennes depuis quelques années est considérable.

En rendant accessible à tous la location de voitures de collection, toutes gammes confondues, via sa plateforme de location entre particuliers, Roadstr révolutionne l'usage de ces autos anciennes.

 

Autrefois considéré comme un privilège de nanti, rouler en voiture de collection est devenu un art de vivre qui se partage.

On constate de plus en plus de trentenaires passionnés parmi la communauté des propriétaires en constante augmentation. Pour cette "nouvelle génération", posséder une ou plusieurs automobiles anciennes relève d'un intérêt personnel, d'une passion, pour l'objet lui-même, mais aussi pour les possibilités offertes de l'utiliser dans un cadre de loisirs, que ce soit en rallye, promenade ou rassemblement.

 

 

Alors que l'économie collaborative devient une véritable alternative de consommation, Roadstr offre la possibilité au grand public de louer à un particulier un véhicule qui, par sa valeur et son coût, ne serait pas forcément accessible à l'achat.

 

En se positionnant en véritable tiers de confiance, le site, lancé en 2015, recense aujourd'hui plus de 750 voitures entretenues, à tous les prix et pour tous les goûts, dans tout le pays.

 

Fait rare pour une plateforme de location entre particuliers, chacune d'entre elles est assurée tous risques grâce au partenariat de la start-up avec son partenaire Allianz.

 

www.roadstr.fr

 

 

Repost 0
10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 17:28

 

1er  Rallye des Vignerons des Baux-de-Provence

Samedi 23 Septembre 2017

Les vignerons de l’AOP Les Baux-de-Provence organisent leur premier rallye à destination du grand public. Le temps dune journée, les participants partiront en équipe à la découverte des richesses viticoles, gastronomiques et culturelles de la Vallée des Baux.

 

I Un Rallye ludique et didactique pour le grand public I

 

À l’occasion de leur 1er Rallye, les vignerons de l’AOP Les Baux-de-Provence ouvrent les portes de leurs domaines pour faire découvrir les coulisses de leur vignoble,  son terroir et ses vins, dans une ambiance intimiste et conviviale.

 

Tout  au  long  de  la  joure  et  au  fil  des  énigmes,  les  équipes sillonneront  les  routes  à  la  rencontre  des  producteurs   locaux,  en passant par trois  domaines  viticoles  et un moulin  à huile. À chaque étape du parcours, différents  ateliers seront proposés : initiation  à la dégustation,  activités  autour  dterroir,  animations  culturelles, artistiques ou gastronomiques...  Les meilleures équipes seront récompensées à la fin de la joure pendant la remise des prix.

 

 

LES DOMAINES  PARTICIPANTS

té  cave >  Domaine  Dalmeran,  Château  Romanin,  Domaine  de  la Vallongue,  Domaine  des Terres Blanches, Domaine  de  Lauzières, Mas Sainte-Berthe, Mas de Gourgonnier,  Mas de la Dame

té  moulin > Syndicat Interprofessionnel  de l’Olivier  de la Vallée des

Baux (SIOVB), Moulin Castelas, Moulin Jean-Marie Cornille

 

Informations pratiques

Samedi 23 Septembre 2017

Accueil des participants à 9h sur le parking les Sablières des Baux-de-Provence

Remise des prix à 18h15 à l’espace Agora Alpilles

Inscription obligatoire :  http://bit.ly/2v3uvfV

Site web : www.lesvinsdesbaux.com/rallye-des-baux

 

I Une appellation au cœur des Alpilles I

 

Situées au cœur  du  Parc Naturel  Régional  des Alpilles,  les vignes de  l’AOP  Les Baux-de-Provence sétendent  sur une bande  de  30 km dEst en Ouest.  Ici, douze  domaines  forment  244 hectares  de vignes et façonnent des vins en trois couleurs. Ces vignerons sefforcent de conserver leur terroir, l’appellation Les Baux-de-Provence compte  ainsi la quasi-totalité  de sa surface cultie en agriculture biologique ou biodynamie.

 

I Contact Presse I Rouge Granit - Laurent Courtial

13 Place Benoît Cpu 69005 Lyon I www.rouge-granit.fr I Tel .04 37 65 08 59

Audrey Dupont  – adupont@rouge-granit.fr I 06 46 96 65 63 I Mathilde  Croës – mcroes@rouge-granit.fr I 06 04 64 81 74

Repost 0
Published by Automobi - dans France Tourisme rallye
commenter cet article
3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 17:01

LE TRAIN BLEU

 

Les équipes organisatrices et les participants sont dans les starting-blocks.

 

47 voitures vont s’élancer de Deauville, le 18 septembre au matin, pour un magnifique périple à travers la France, et une arrivée, le 22 septembre aps-midi, sur la Croisette à Cannes.

 

Rendez-vous pour tous les équipages le dimanche 17 septembre à ltel du Golf, situé sur les hauteurs du Mont Canisy à deux pas du centre de Deauville pour les ultimes contrôles et vérifications.

 

Hôtel du Golf - Deauville

 

Ce magnifique hôtel de style o-normand a été inauguen 1927, au moment même où certaines Bentley participant au Rallye voyaient le jour

 

Le 18 au matin, les voitures s’élanceront à travers la Normandie jusqu’au Mans, Rallye oblige, pour rejoindre la Vallée de la Loire et lAbbaye royale de Fontevraud fondée en 1101, qui abrite notamment les gisants d’Aliénor d’Aquitaine et de Richard Cœur de Lion

 

Mardi 19 septembre, cap sur Vichy après être passé devant quelques cteaux de la Loire, le Massif Central et ses volcans.

 

Mercredi 20, les voitures quitteront Vichy pour traverser le Beaujolais et ses vignobles. A Lyon, étape entre le Rhône et la Saône, à deux pas de Notre Dame de Fourvière.

 

Jeudi 21 septembre, encore de belles couvertes à lhorizonEn direction de la Provence via l’Ardèche, la Dme, le Mont Ventoux, très connu des amateurs de cyclisme, et avant dernière nuit au bord de la Sorgue

 

Vendredi 22 : dernière étape et cap sur la Côte d’Azur. Des petits villages haut percs du Vaucluse, à la DuranceLes Gorges du Verdon pour une ultime halte jeuner, avant l’arrivée triomphale sur la Croisette à Cannes vers 16h00.

 

La Croisette - Cannes

 

Unriple de plus de 1 800 km qui retrace une épopée du début de siècle dernier.

 

En effet, au début du siècle dernier, un train, le « Blue Train » permettait de rejoindre la Côte d’Azur en provenance d’Angleterre, et puis un pari fou, celui d’un anglais, of course. Dudley Noble avait rêvé d’aller plus vite que le train entre Calais et la Côte d’Azur au volant dune Rover Light Six… Et qui la fait ! Il est arrivé lors de son second essai 20 minutes avant le train.

Hôtel Martinez

Les voitures pourront alors se garer le long de la Croisette devant ltel Martinez. Cet tel construit en 1927 en lieu et place d’une ancienne Villa « la Coquette » a été inauguen 1929. Il est inscrit à l’inventaire général du patrimoine culturel depuis 2001.

 

Son architecture s’harmonise parfaitement avec le look des voitures qui participent à cette superbe aventure : des Bentley de 1924, 1927, 1928 et autres Alvis, Lagonda ou Aston Martin

 

En voici quelques-unes ….

Bentley 3-4½ 1924, Alvis Speed 20 1934, Lagonda M45 Rapide 1935, Aston Martin MkII Competition 1934, aux Alpine Trial 2015 et 2016                                      Alpine Trial 2016*Bentley 3-4½ 1924, Alvis Speed 20 1934, Lagonda M45 Rapide 1935, Aston Martin MkII Competition 1934, aux Alpine Trial 2015 et 2016                                      Alpine Trial 2016*
Bentley 3-4½ 1924, Alvis Speed 20 1934, Lagonda M45 Rapide 1935, Aston Martin MkII Competition 1934, aux Alpine Trial 2015 et 2016                                      Alpine Trial 2016*Bentley 3-4½ 1924, Alvis Speed 20 1934, Lagonda M45 Rapide 1935, Aston Martin MkII Competition 1934, aux Alpine Trial 2015 et 2016                                      Alpine Trial 2016*

Bentley 3-4½ 1924, Alvis Speed 20 1934, Lagonda M45 Rapide 1935, Aston Martin MkII Competition 1934, aux Alpine Trial 2015 et 2016 Alpine Trial 2016*

 

Un spectacle dune rare égance en perspective.

 

Cest dans les salons de ce magnifique établissement, le Martinez, que se rouleront le dîner de Gala et « L’Award Ceremony » le vendredi 22 septembre au soir.

 

Nous tenions à remercier tout particulièrement les Champagnes Henriot, Madame le Maire de St Céneri le Gérei, ainsi que les Mairies de Deauville et de Cannes pour leur aimable cooration.

 

Voici la liste des participants :  http://www.endurorally.com/pages/blue-train-rally-2017-participants

 

Contact presse :

 

IRIS Conseil

Christine Arnal, Nathalie Deville et Sabrina Florek

44. rue de Varenne 75007 Paris

Tel : 01 45 44 04 21 E-mail :  c.arnal@iris-conseil.net

Repost 0
Published by Automobi - dans France rallye Tourisme
commenter cet article
6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 21:31

Dans le dernier magazine RETRO TOURISME N°7

découvrez le Airstream Folies, Belrepayre Retro Camping !

http://retro-tourisme.com/numeros/retro_tourisme_n7.htm

Le rétro-camping est devenu, en quelques années à peine, une nouvelle tendance plus
que glamour, voire même indispensable pour de vraies vacances. Fini les appartements de location au beau milieu du béton urbain et les campings surpeuplés de bord de mer.


Vous pouvez désormais vous offrir de véritables vacances absolument inoubliables dans un cadre totalement inédit et original. Que diriez-vous pour votre prochain séjour à la campagne de gouter aux charmes discrets, mais néanmoins polis, d’une caravane Airstream ? Alors suivez nous vers une destination ou l’aluminium poli est roi….


Avez-vous déjà dormi dans une Silver Streak 1953 ?

Vous trouverez cet endroit magique en Ariège, précisément sur la commune de Manses à environ 50 kms au Sud de Carcassonne, tout près du charmant village médiéval de Mirepoix.

 

Repost 0
30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 15:53

 

Musée de Pontarlier                               

L’absinthe Pernod Fils, une aventure industrielle

du 1er juillet au 5 novembre 2017

 

En 2017, pour mettre en lumière un élément phare du patrimoine industriel et gastronomique pontissalien, le musée de Pontarlier consacre une exposition à la thématique de l’absinthe, et plus particulièrement à la toute première maison installée à Pontarlier.


Répartie dans trois salles du premier étage, l’exposition « L’absinthe Pernod Fils, une aventure industrielle » ouvre ses portes le 1er juillet. Elle retrace la formidable histoire de l’entreprise Pernod Fils depuis l’arrivée en France de son fondateur Henri-Louis Pernod en 1805 jusqu’à l’interdiction de l’absinthe en 1915.


Le premier espace, invitation à la découverte, propose de visiter l’entreprise pour découvrir ses installations et les processus de fabrication de l’absinthe. Grâce à l’utilisation de l’électricité et de machines à la pointe de la technologie, les quantités d’absinthe produites augmentent sans cesse. Seul l’incendie survenu en 1901 freine un temps la cadence de production. Mais l’usine renaît de ses cendres selon des principes de reconstruction innovants et résistants au feu. La production repart alors de plus belle.


L’absinthe Pernod Fils, conditionnée dans des fûts et bouteilles de différentes contenances, est expédiée en France et partout dans le monde. Le « Pernod », qui devient synonyme de qualité, connait un succès fulgurant. Dès lors, la marque attise les convoitises de maisons concurrentes qui cherchent à profiter de son nom, voire, à contrefaire ses produits.


Un tel succès n’aurait pas été possible sans personnel. C’est pourquoi une part importante de l’exposition est consacrée à sa présentation à travers les traits de son directeur technique : Arthur Borel. L’occasion d’aborder les conditions ouvrières et les avantages sociaux accordés par l’entreprise à ses employés.


Issues des collections du musée et de nombreux prêts, environ 150 œuvres constituent l’exposition et révèlent des pans entièrement inédits de l’histoire de la distillerie Pernod Fils.

La ville de Pontarlier a été marquée par la fabrication de la liqueur d’absinthe. Premier fleuron de cette industrie, la maison Pernod Fils a su faire apprécier son absinthe partout dans le monde. De 1805 à 1915, son développement est constant.

Trois salles du premier étage du Musée sont consacrées à l’exposition. Environ 150 œuvres, issues des collections du Musée de Pontarlier et de celles de 11 prêteurs différents, se déploient sur 95,6 m².

Salles d'exposition copyright Musée de Pontarlier
Salles d'exposition copyright Musée de Pontarlier
Salles d'exposition copyright Musée de Pontarlier
Salles d'exposition copyright Musée de Pontarlier
Salles d'exposition copyright Musée de Pontarlier
Salles d'exposition copyright Musée de Pontarlier
Salles d'exposition copyright Musée de Pontarlier

Salles d'exposition copyright Musée de Pontarlier

L E S  D E B U T S  D E  L A  M A I S O N  P E R N O D  F I L S


L’histoire de la maison Pernod Fils de Pontarlier commence au tout début du 19e siècle. En 1804, Henri-Louis Perrenod, dit Pernod, distillateur à Couvet (Suisse), décide de venir s’installer en France. Il évite ainsi les droits de douane élevés que le fisc de Napoléon Ier prélève sur les alcools importés.


Le 14 janvier 1805, Henri-Louis signe le bail de sa nouvelle distillerie. Elle est installée dans la
« Maison Bastide » (ancien couvent des Ursulines) au n° 73 de la Grande rue (actuelle rue de la République). Il s’agit de la toute première distillerie de Pontarlier. Elle produit 16 litres d’absinthe par jour.


Henri-Louis Pernod s’entoure d’abord de plusieurs associés avant d’être aidé à la distillerie par son fils Louis, né de son second mariage avec Emélie Dubied. Mais ce dernier meurt prématurément en 1847. En 1851, Henri-Louis Pernod décède à son tour. C’est alors Emélie, sa femme, qui assure la direction de l’entreprise jusqu’à ce qu’elle soit reprise par ses petits-fils Louis-Alfred et Fritz Pernod, en 1855.


Les archives conservées étant lacunaires, il est difficile de dire combien de temps la distillerie de la Grande rue a produit de l’absinthe. On sait toutefois que, dans le courant du 19e siècle, l’entreprise Pernod Fils déplace ses locaux de production dans l’ancien couvent des Augustins au bord du Doubs. La distillerie des Augustins, ne possède que 4 alambics. Elle devient à son tour trop petite. En 1876, Louis-Alfred et Fritz Pernod achètent donc un nouveau terrain au bord du Doubs. Ils y construisent une usine à la pointe de la technologie.


Les deux distilleries fonctionnent simultanément pendant quelques mois. Puis, vers la fin juin 1879, la distillerie des Augustins arrête sa production pour laisser la place à l’usine modèle du faubourg Saint-Etienne que nous vous invitons à découvrir.
 
Zoom sur… la maison Pernod Fils en 1896

En 1890, les propriétaires de l’usine commandent la construction d’un étage sur les ailes du bâtiment principal. Cet étage sert au stockage d’une partie des plantes.


Au bord du Doubs, on observe un grand édifice avec une cheminée. Entre 1885 et 1896, un atelier de fabrication des caisses y est installé. Initialement les caisses étaient fabriquées par un entrepreneur indépendant. Le bâtiment abrite aussi une petite distillerie de renfort, et une chaudière à vapeur.


Une construction accueille la turbine. Grâce à un système de courroies, passant dans une tour, l’énergie produite est redirigée vers les locaux de l’usine.


Avec l’intensification de la production, l’emballage des fûts et bonbonnes est déplacé dans les magasins Ouest construits en 1894.


Enfin, un embranchement particulier de la voie ferrée relie l’usine à la gare. Des chemins de fer parcourent toute l’usine pour desservir les différents bâtiments.

 

L A   T E C H N O L O G I E   A U   S E R V I C E  

D E   L A   P R O D U C T I O N   I N D U S T R I E L L E

 
Pour faire entrer leur production dans l’ère industrielle, Louis-Alfred et Fritz Pernod dotent leur usine de nombreuses machines : machines à rincer les bouteilles, à boucher, à marquer, à clouer… Tout cet outillage a besoin d’une force motrice pour être actionné.


L’usine Pernod Fils se dote de chaudières à vapeur. Rapidement, elles sont remplacées par des générateurs à vapeur plus puissants. Fonctionnant avec du charbon, ces machines coûtent cher, nécessitent un personnel qualifié et sont source d’accidents. Mais contrairement à la turbine sur le Doubs qui complète l’installation, elles ne dépendent pas du régime des eaux pour marcher. L’énergie produite est redistribuée vers les équipements de l’usine.


Depuis les caves jusque dans la distillerie, des pompes puissantes montent l’alcool nécessaire à la fabrication de l’absinthe. Elles servent aussi à remplir les bacs de la mise en bouteille avec la liqueur déjà vieillie. Grâce à ces mécanismes, 4 ouvriers suffisent pour transvaser des quantités considérables de liquides.

 

Les fûts destinés à l’expédition sont remontés des caves vers le rez-de-chaussée grâce à un ascenseur. Les autres déplacements de marchandises sont facilités par de petits chemins de fer dans les bâtiments. Les chariots sont poussés à la main.

La seconde moitié du 19e siècle est également marquée par le développement de l’éclairage électrique. Dans les années 1870, des lampes produisent de la lumière grâce à un arc électrique. Elles se répandent dans les usines françaises. Sans doute séduits par cette lumière artificielle plus puissante que le gaz, les Pernod l’installent dans tous les bâtiments dès leur construction. Les lampes à arc font disparaître les zones d’ombre. Le travail de nuit, les manipulations et le contrôle des déplacements sont éclairés.


Les locaux sont aussi équipés de sonneries électriques, de tubes acoustiques et de sifflets. Ils permettent de transmettre les ordres rapidement d’un espace à l’autre.


Enfin, un système d’aération maintient une température constante dans les caves pendant l’hiver. De l’air chaud est récupéré dans la partie supérieure de la distillerie et envoyé dans le sous-sol grâce à des tuyaux et hélices. En été, cette chaleur s’échappe par des cheminées au-dessus des toits.


Zoom sur… de nouvelles machines

Les machines à rincer

Les machines à rincer sont desservies par 8 ouvrières. Elles font tourner les bouteilles entre des brosses fixes sous des jets d’eau chaude. Les bouteilles propres s’égouttent ensuite sur des hérissons à pivot.


Les machines à tirer ou « soutireuses méthodiques »

Les machines à tirer ont été spécialement conçues par le directeur technique de Pernod Fils : Arthur Borel. Elles remplissent 20 bouteilles à la minute.

Les bouteilles pleines viennent d’elles-mêmes se présenter aux boucheuses. Celles-ci les placent sous les machines à boucher et positionnent le bouchon. Les machines enfoncent les bouchons automatiquement.
 

La machine à clouer

De provenance américaine, elle cloue un coté des caisses en une seule fois. Elle ne provoque pas de secousses dans la caisse et fait peu de bruit. Elle cloue 150 à 200 caisses par heure.
Dans les années 1890, l’entreprise se dote d’une seconde machine. Les deux suffisent aux productions de l’usine.

Machines dans l'usine copyright Musée de Pontarlier
Machines dans l'usine copyright Musée de Pontarlier
Machines dans l'usine copyright Musée de Pontarlier

Machines dans l'usine copyright Musée de Pontarlier

L E   T E R R I B L E   I N C E N D I E   D E   L A   D I S T I L L E R I E   P E R N O D   F I L S


Le dimanche 11 août 1901 éclate un violent orage. A midi vingt, une détonation annonce que la foudre vient de tomber sur Pontarlier.


Le feu à la distillerie Pernod !


Mme Borel, femme du directeur de l'usine, entend le coup de tonnerre. Seule avec son second petit- fils âgé de quinze mois et la bonne de l'enfant, elle sent une odeur de soufre.
Arthur Borel se trouve alors à Villeneuve-les- Béziers pour affaires, et son fils ainé, qui le seconde dans la direction de l'usine, est en Suisse pour organiser la sortie annuelle du personnel devant se dérouler le 15 août.

 
Mme Borel, descend au rez-de-chaussée et voit l’incendie de l’usine Pernod Fils à 3 heures
des traînées d'étincelles et de la fumée sortir des caves. Le veilleur de nuit se précipite vers la distillerie. Il aperçoit, avec d’autres ouvriers arrivés en même temps, une épaisse fumée et des flammes sortant des caves. Il va immédiatement ouvrir les conduites d'eau pour inonder le sous-sol pendant que ses camarades prennent les premières mesures pour éteindre le feu. Puis, les ouvriers tentent de sauver une partie du mobilier de M. et Mme Borel.


La foudre avait atteint deux poteaux supportant le fil téléphonique reliant l’usine aux bureaux de Couvet. Elle avait ensuite rejoint les fils de l'éclairage électrique, était descendue dans les caves et, par un court-circuit, avait mis le feu à un foudre d'absinthe qui en éclatant avait répandu son contenu au sol.
 
Les secours s’organisent


Juste après que le coup de tonnerre a éclaté sur l'usine, le fils de M. Landerot saisit son clairon et donne l'alarme en ville. L'effroi s'empare de chacun, car on craint que cet incendie, en provoquant une explosion, ne détruise tout le faubourg Saint-Etienne. Les habitants des abords de l'usine évacuent leurs logements. Des charrettes de linge et de meubles sont conduites vers le centre de la ville ou dans les champs voisins. Le commissaire de police, ses agents, la gendarmerie, les pompiers, les militaires des 60e et 23e régiments de ligne et les douaniers arrivent et organisent les secours. De nombreux citoyens accourent pour aider, mais leur nombre est tel que certains ne trouvent pas à s’occuper. Des cordons de troupe refoulent alors les derniers arrivés. Successivement, arrivent aussi les pompes de Pontarlier, celles de la Gare et de l'usine Vandel, puis celles de Doubs, Houtaud, Vuillecin, Arçon, Les Granges-Narboz, la Cluse, Oye-et-Pallet, Montperreux, Labergement et Les Verrières-de-Joux. Elles lancent de puissants jets sur le bâtiment enflammé. Celle des scieries Vandel, actionnée par la vapeur, projette de véritables torrents d'eau sur la partie Est de la construction préservant ainsi le magasin qui renferme 750.000 litres d'alcool et d'absinthe.

Le brasier s'étend dans toute la cave où près de 2 000 000 de litres d'alcool brûlent et lancent par les soupiraux d'énormes gerbes de flammes. L'effort principal vise à isoler la seconde cave qui n’est pas encore atteinte par le feu. La galerie de communication est calfeutrée avec des sacs de sable. Aux ouvertures on accumule plus de 150 mètres cubes de sable, gravier...


Du côté de la façade, en travers de la route, une chaîne s’organise pour sauver les caisses prêtes à être expédiées. De nombreuses femmes participent au transbordement des
marchandises. Sur 7000 caisses, 4000 échappent
ainsi aux flammes et sont transportées par camions vers des locaux voisins. Deux wagons remplis de colis d'absinthe sont amenés sur l'embranchement de chemin de fer.
Des employés de la Maison, aidés par les comptables de la brasserie Damitio, évacuent la comptabilité renfermée dans les bureaux.

Incendie de l'usine copyright Musée de Pontarlier

 

5 jours après, la fumée s’échappe toujours

Lundi 12 août, les deux principales caves sont complètement isolées l'une de l'autre. Dans celle en feu, le brasier dégage toujours une chaleur intense. MM. Edmond Veil-Picard et Louis Pernod sont arrivés et se rendent compte de l'étendue du sinistre. Les bureaux sont réorganisés dans une maison à moins de 100 m de l’usine. Les commandes les plus urgentes sont expédiées. Mardi 13 août, l'alcool de l'un des réservoirs de 51 000 litres brûle toujours. A midi, M. Borel, directeur, arrive. Le soir, on voit s'élever de l'ancienne cheminée de la machine à vapeur une épaisse colonne de fumée et des flammes provenant de la combustion de caisses d'absinthe laissées à proximité.


Mercredi 14 août, les flammes ont disparu. Seule la fumée indique que la combustion s'achève lentement. Il ne reste que de hautes murailles d'où pendent des lambeaux de la toiture de zinc. Une chaleur très forte se dégage encore des caves et on distingue, tout au fond, les cercles rougis et tordus des grands fûts.


Jeudi 15 août, de la fumée s’échappe toujours 5 jours après le début de l’incendie.


Aussitôt après le sinistre, des mesures sont prises pour restreindre le chômage du personnel de l'usine. La plupart des distillateurs de Pontarlier offrent du matériel et des locaux pour permettre la poursuite de la fabrication. Le travail peut reprendre rapidement. Quant aux ateliers de rinçage, mise en bouteille et expédition, on les installe dans de vastes hangars en bois rapidement érigés.

Plus de 2 millions de francs de perte

A cause de la chaleur considérable (1800 à 2000°C), les voûtes en béton et en maçonnerie ainsi que les murs sont altérés au point qu'une démolition complète de toutes les parties restées debout est reconnue nécessaire. Avec les dégâts sur les bâtiments, la destruction de matériel et mobilier, la perte de marchandises, la maison Pernod Fils déclare avoir perdu l’équivalent de 2 350 000 frs. Toutes ces pertes sont toutefois largement couvertes par six assurances se montant ensemble à près de 4 000 000 frs. D’autres pertes ne peuvent être évaluées financièrement : celles des archives, plans et dessins de la distillerie.

La Loue, une résurgence du Doubs


Lors de l’incendie, de petits ruisseaux d’absinthe et d’alcool enflammés se sont échappés de la salle de distillation. Ils se sont éteints en allant se perdre dans le Doubs.
Ce déversement de grandes quantités d’absinthe dans la rivière a eu un résultat inattendu. Le mardi 13 août, les habitants de Mouthier ont remarqué que l’eau de la Loue s’était troublée et dégageait une odeur d’absinthe. Des analyses ont prouvé que l’eau contenait bien de la liqueur démontrant ainsi que la Loue est une résurgence du Doubs.

copyright Musée de Pontarlier

 

copyright Musée de Pontarlier

 

R E C O N S T R U C T I O N   E T   N O U V E A U T E S


Après l’incendie de 1901, le processus de fabrication de l’absinthe ne change pratiquement pas. Mais l’usine est adaptée. Un atelier d’encadrement de tableaux publicitaires est
attesté dans les locaux. Il produit ce support à grande échelle pour assurer la promotion de la marque. Les machines sont plus nombreuses et les principes
architecturaux adoptés lors de la reconstruction sont innovants. Des leçons sont tirées de l’incendie. Le climat pontissalien est également pris en compte pour mieux adapter les locaux à leur environnement.

La structure de l’usine change beaucoup. Elle est à présent constituée de deux niveaux seulement : les caves et le rez-de-chaussée. Les étages et combles disparaissent. Tous les matériaux combustibles qui présentent un danger sont éliminés. Les planchers, plafonds et piliers sont construits en béton armé.


Pour lutter contre le feu, les caves ne communiquent pas entre elles et sont isolées des ateliers par un remblai. L’entrée se fait par l’extérieur des bâtiments. Les fenêtres sont munies de rideaux métalliques pour retarder la propagation du feu. De grands puits perdus sont prévus pour évacuer le liquide en cas de fuite des foudres. Tous les espaces du rez-de-chaussée (distillerie, ateliers, vestiaires) sont isolés les uns des autres par des murs. Les ouvertures de communication sont peu nombreuses, de petite taille et dotées de doubles portes métalliques. Enfin, les bureaux sont installés dans un bâtiment spécial, isolé des zones de production, au Nord de la distillerie.


Les toitures sont plates et recouvertes de résidus de métallurgie et de goudron. Cette isolation limite les brusques changements de température. Les toits plats permettent de circuler facilement pour le déneigement, la surveillance des lanterneaux, ou encore pour accéder aux zones menacées en cas d'incendie. Pour lutter contre les dégradations liées au gel, les chéneaux sont supprimés et les tuyaux d'eau sont placés à l'intérieur contre les piliers.
Les fenêtres et lanterneaux sont équipés de double vitrage pour limiter la condensation sur les vitres et les déperditions de chaleur en hiver.


Pour optimiser le fonctionnement de l’usine, les tuyaux de vapeur, d’eau, d’alcool et d’absinthe sont rassemblés dans un tunnel étroit passant sous la distillerie.


Les travaux sont commencés en avril 1902. Le gros œuvre des bâtiments est achevé au 31 décembre. Une partie des locaux peut être utilisée pendant l

'hiver 1902-1903.

 

P U B L I C I T E ,   V E N T E ,   E X P O R T A T I O N S   E T   C O N T R E F A Ç O N S :

L E   S U C C E S   D E   L ’ E N T R E P R I S E   P E R N O D


Zoom sur… La bouteille Pernod Fil


A la mort de son frère, en 1888, Louis-Alfred Pernod reste seul à la tête de l’entreprise. Il vend Pernod Fils aux banquiers Veil-Picard. Comme l’avaient fait Louis-Alfred et Fritz Pernod avant eux, les Veil-Picard déposent les caractéristiques de la marque. Cette pratique est courante lors des changements de propriétaires. Elle permet de protéger les produits de l’usine contre les contrefaçons.


L’esthétisme de la bouteille est l’identité de la marque. L’étiquette a un fond blanc orné de feuilles de vignes, branches et grappes argentées. La bordure, et les banderoles sont également d’argent. Le cartouche central est bleu et son cadre argenté avec des pointillés blancs. Excepté le nom de la marque, toutes les inscriptions et la signature sont bleues.
L’écusson rouge porte la croix fédérale suisse. Il est surmonté d’un chapeau à
deux plumes.


Le cachet « Pernod Fils » est moulé en relief sur l’épaule de chaque bouteille. Le col des bouteilles est revêtu d’une feuille d’étain. Tous les bouchons sont marqués.
Enfin, un cachet de cire verte est apposé sur le bouchon.

L’absinthe Pernod Fils est rapidement reconnue pour sa qualité. Par rapport à d’autres distilleries, l’entreprise produit peu d’objets publicitaires différents. Elle édite un tableau publicitaire, diffusé à grande échelle. Elle publie également des fascicules promotionnels qui vantent l’usine et les processus de fabrication de l’absinthe. Ils montrent la qualité et l’innovation de l’entreprise.
 

Zoom sur… La contrefaçon

La réputation et la prospérité de la marque Pernod Fils attisent les convoitises. Elles entrainent le développement de contrefaçons. Certains contrefacteurs commandent un cachet imitant celui de la maison Pernod Fils. Ils remplissent ensuite d’authentiques bouteilles Pernod Fils avec de l’absinthe de catégorie inférieure. Puis ils apposent le faux cachet.


Une autre méthode consiste à imiter le plus possible le conditionnement de la bouteille originale. Le cachet de verre, de cire, l’étiquette sont reproduits quasiment à l’identique.
La grande ressemblance entre la bouteille d’origine et la copie induit l’acheteur en erreur.
Enfin, d’autres maisons prennent le nom Pernod ou un nom de consonance proche.

 

 

A R T H U R   B O R E L :   U N   D I R E C T E U R   P H I L A N T H R O P E


Arthur Ferdinand Borel est une figure marquante de l’entreprise Pernod Fils. Né le 6 juin 1846 à la Chaux-de- Fonds (Suisse), il devient directeur technique de Pernod Fils à 32 ans.


Afin d’améliorer le rendement de la chaîne de production Arthur Borel travaille au perfectionnement des machines de l’usine. Il conçoit par exemple la soutireuse méthodique permettant le remplissage des bouteilles.

Ancré dans la mouvance paternaliste du 19e siècle, il participe à l’amélioration des conditions de travail des ouvriers. Chaque été, la direction de l’usine organise une sortie touristique pour ses employés aux frais de l’entreprise. Tout le personnel y participe. Ces promenades sont accompagnées par la société musicale l’Espérance, fanfare fondée par Arthur Borel.

En 1884, Louis-Alfred Pernod souhaite mettre en place un fourneau économique. Selon toute probabilité, Arthur Borel s’occupe de sa mise en place effective. Cet équivalent de la « soupe populaire » (le terme n’apparait qu’en 1929) offre chaque jour deux collations à tous les employés.


Arthur Borel est aussi un philanthrope agissant à la fois pour le bien des ouvriers et de ses concitoyens. Tout comme ses proches, il fait de nombreux dons d’argent pour des œuvres très diverses. Les employés sont les premiers à en bénéficier. A l’occasion du nouvel an 1914, il offre 5 frs à chaque ouvrier. Cette somme est complétée de 5 frs supplémentaires pour chaque enfant de la famille. En 1913, Arthur Borel offre aussi 25 000 frs à la ville pour construire des bains douche à Pontarlier. L’hôpital bénéficie de la même somme en 1928 pour l’achat d’un nouvel appareil médical.


Après 34 ans passés à la direction de l’usine, Arthur Borel prend sa retraite en 1912 en laissant le souvenir d’un homme très apprécié. Il est alors remplacé par l’aîné de ses fils, Maurice-Arthur, déjà directeur adjoint de l’usine depuis l’année 1900.


L’attachement des Pontissaliens à ce personnage majeur de la vie locale se manifeste le 18 juin 1934, quand, deux jours après sa mort, des centaines de personnes viennent assister à ses obsèques.

copyright Musée de Pontarlier


 
Zoom sur… L’habitation d’Arthur Borel
 

Arthur Borel bénéficie d’un logement de fonction dans le bâtiment principal de l’usine. Cet appartement est complètement détruit lors de l’incendie de 1901. Un nouveau pavillon composé de deux maisons mitoyennes est construit en même temps que la nouvelle l’usine. Situé au Sud, il est entouré de jardins et pelouses.

La partie Est de ce « château » renferme les logements du directeur et du sous-directeur techniques de la maison Pernod fils. Le côté Ouest est réservé aux Veil- Picard, propriétaires de l'usine. Les soubassements sont en roc du Jura et les façades en pierre de Savonnières.
La partie Ouest du bâtiment s’inspire du style Louis XV, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur. L’exécution de toutes les parties est très soignée : sculptures, fers forgés, menuiseries et décoration intérieure. Le pavillon Est est plus sobre. Tout est conçu pour apporter confort aux occupants.

 

 

D E S   O U V R I E R S   B I E N   T R A I T E S

Pendant un siècle, la masse salariale de l’usine Pernod Fils ne cesse d’augmenter. Elle passe de 4 personnes en 1844 à 475 en 1914. En 1896, sur 170 ouvriers, 80 sont des femmes. Cette forte proportion féminine s’explique par le développement des machines qui limite l’utilisation de la force physique. Au 19e siècle, les travailleuses sont embauchées pour des « travaux des femmes » peu qualifiés et placés en bas de la hiérarchie professionnelle. Cette division sexuelle de la main d’œuvre entraine des différences de salaires. Il est admis que seuls les hommes doivent pourvoir aux besoins de la famille. Il est par conséquent inutile que le salaire des femmes subvienne à leur propre subsistance. Les ouvrières sont donc deux fois moins payées que les hommes. Cette différence de traitement est légèrement moins marquée chez Pernod Fils. Le salaire minimum est de 0,20 frs l’heure pour les femmes et de 0,30 frs l’heure pour les hommes.


La journée de travail dans l’usine Pernod Fils est de 11h et le dimanche est chaumé. 3 pauses scandent cette journée à 9h30 (10 minutes), 11h30 (une heure et demi) et 16h10 (20 minutes). Après la reconstruction de l’usine, les ouvriers peuvent prendre leur premier repas dans le vestiaire où ils disposent tous d’un casier. Des toilettes non mixtes s'ouvrent sur ces vestiaires. Elles sont chauffées et munies de chasses d’eau.


En 1871, Louis-Alfred et Fritz Pernod introduisent la redistribution d’une partie des bénéfices de l’entreprise au profit des employés. Ils créent un fond de retraite. Ainsi, en cas d’arrêt de travail à cause de l’âge ou d’une infirmité, les salariés bénéficient d’une somme d’argent leur permettant de vivre. Chaque personnel reçoit un livret sur lequel est portée sa participation aux bénéfices. Elle augmente avec les années de service. Les livrets sont incessibles et insaisissables. Le bénéficiaire ne peut toucher le capital qu’à sa sortie de la Maison. S’il décède, sa part est versée à ses ayants droit. Les fonds restent déposés dans la Maison et produisent des intérêts. A la fin de chaque année, chacun a le droit de toucher ses intérêts.


Les accidents du travail sont assez fréquents dans l’usine. Chez les hommes, les blessures sont liées aux travaux de manutention : chutes de caisses, entorses, fractures, doigts sectionnés par les scies… Les femmes, affectées aux ateliers de rinçages et de mises en bouteilles, sont blessées au niveau des mains : coupures, doigts écrasés. L’entreprise assure donc ses ouvriers contre les accidents. Elle prend en charge elle-même les primes sans y faire participer les ouvriers par voie de retenues.


Aucune grève n’a été déclarée dans l’usine Pernod Fils.

 

copyright Musée de Pontarlier

 

copyright Musée de Pontarlier

 

D E   L ’ A B S I N T H E   A   L ’ H O P I T A L


Le 3 août 1914, l’Allemagne déclare la guerre à la France. Le même jour, Raymond Poincaré, président de la République française, demande aux préfets de prendre des arrêtés visant à interdire la vente de l'absinthe dans les débits de boisson pendant toute la durée de la guerre.


Les Veil-Picard, propriétaires de l’usine depuis 1888, décident de mettre les locaux de Pernod Fils à disposition de l’hôpital. L’ambulance 107 est née. Mme Borel en est directrice, et deux de ses fils, Maurice-Arthur et Roger-Emmanuel, assurent la sous-direction. 132 lits sont installés dans les ateliers. 100 d’entre eux sont construits à l’aide de caisses initialement destinées au transport des bouteilles d’absinthe. D’autres caisses servent à la conception de tables de nuit, d’une lingerie, d’une salle d’opération, d’un réfectoire… Les matelas et édredons sont confectionnés par les ouvrières de l’usine et les dames de la ville à partir de tissus de récupération. Elles raccommodent aussi des vêtements pour habiller les soldats soignés.

Les premiers blessés de guerre arrivent le 25 septembre. Ils sont soignées par le docteur Renaud de Jougne, Aide-Major de 1ère classe et Chef du service de santé de la place de Pontarlier. Dans cette tâche, il est aidé de Madeleine Dubied, infirmière cheftaine, et de trois infirmières.


Le 16 mars 1915, la loi relative à l’interdiction de la fabrication, de la vente en gros et au détail, ainsi que la circulation de l’absinthe, marque l’arrêt définitif du fonctionnement de la distillerie Pernod Fils de Pontarlier. La marque ne disparait pas pour autant et développe une gamme d’anisés Pernod. Ce n’est que le 17 mai 2011 que l’interdiction de l’absinthe a été levée en France.
 
 
AU T O U R   D E   L ’ E X P O S I T I O N


P R O G R A M M E   D ’ A N I M A T I O N S


Entrée libre et gratuite

Des conférences et des rencontres

Mercredi 23 août à 18h : Rencontre avec… Les Fils d’Emile Pernot.

Des visites guidées


Samedi 26 août à 15h : Visite guidée de l’exposition temporaire « L’absinthe Pernod Fils, une aventure industrielle ».

Un atelier pour les enfants de 7 à 12 ans

 
A venir

Entre  septembre  et  novembre :  Des  animations,  en  cours  d’élaboration,  valoriseront l’exposition, notamment à l’occasion des Absinthiades les 30 septembre et 1er octobre 2017.

 

copyright Musée de Pontarlier copyright Musée de Pontarlier

copyright Musée de Pontarlier

A   L ’ A C C U E I L  

E T   D A N S   L E S   S A L L E S   D ’ E X P O S I T I O N   D U   M U S E E

 

  • Un jeu de Memory à partir de 5 ans
  • Un jeu de dominos à partir de 5 ans
  • Une « cocotte en papier » avec des devinettes en lien avec l’exposition, à partir de 6 ans
  • Un jeu de cartes de rapidité, à partir de 6 ans
  • Un jeu « chronocube », à partir de 6 ans
  • Un jeu de devinettes pour trouver des intrus, à partir de 6 ans
  • Un livret- jeux à partir de 7 ans, avec en cadeau un marque-page en papier à l’effigie de la mascotte du livret-jeux
  • Une salle de documentation avec différents ouvrages sur la thématique de l’exposition à disposition des visiteurs

 
IN F O R M A T I O N S   P R A T I Q U E S


Musée municipal de Pontarlier, 2 place d’Arçon, 25300 Pontarlier
03 81 38 82 16
musee@ville-pontarlier.com

Dates de l’exposition : 1er juillet – 5 novembre 2017


Horaires : Du lundi au vendredi de 10h à 12h et de 14h à 18h. Weekend et jours fériés : 14h à 18h. Fermé le mardi.


Tarifs : 4 € ; réduit 2 €
Exposition gratuite pour les -26 ans, pendant les vacances scolaires de la zone A. Toutes les animations sont gratuites.

Visites guidées pour les groupes sur demande auprès d’Elise Berthelot, médiatrice culturelle au 03 81 38 82 13, e.berthelot@ville-pontarlier.com
Visites accompagnées et ateliers pédagogiques pour les scolaires et les centres aérés sur réservation auprès d’Elise Berthelot, médiatrice culturelle au 03 81 38 82 13, e.berthelot@ville-pontarlier.com

En 2017, pour mettre en lumière un élément phare du patrimoine industriel et gastronomique pontissalien, le musée de Pontarlier consacre une exposition à la thématique de l’absinthe, et plus particulièrement à la toute première maison installée à Pontarlier.

Répartie dans trois salles du premier étage, l’exposition « L’absinthe Pernod Fils, une aventure industrielle » ouvre ses portes le 1er juillet. Elle retrace la formidable histoire de l’entreprise Pernod Fils depuis l’arrivée en France de son fondateur Henri-Louis Pernod en 1805 jusqu’à l’interdiction de l’absinthe en 1915.

Le premier espace, invitation à la découverte, propose de visiter l’entreprise pour découvrir ses installations et les processus de fabrication de l’absinthe. Grâce à l’utilisation de l’électricité et de machines à la pointe de la technologie, les quantités d’absinthe produites augmentent sans cesse. Seul l’incendie survenu en 1901 freine un temps la cadence de production. Mais l’usine renaît de ses cendres selon des principes de reconstruction innovants et résistants au feu. La production repart alors de plus belle.

L’absinthe Pernod Fils, conditionnée dans des fûts et bouteilles de différentes contenances, est expédiée en France et partout dans le monde. Le « Pernod », qui devient synonyme de qualité, connait un succès fulgurant. Dès lors, la marque attise les convoitises de maisons concurrentes qui cherchent à profiter de son nom, voire, à contrefaire ses produits.

Un tel succès n’aurait pas été possible sans personnel. C’est pourquoi une part importante de l’exposition est consacrée à sa présentation à travers les traits de son directeur technique : Arthur Borel. L’occasion d’aborder les conditions ouvrières et les avantages sociaux accordés par l’entreprise à ses employés.

Issues des collections du musée et de nombreux prêts, environ 150 œuvres constituent l’exposition et révèlent des pans entièrement inédits de l’histoire de la distillerie Pernod Fils.

« L’absinthe Pernod Fils, une aventure industrielle »

A découvrir au musée de Pontarlier du 1er juillet au 5 novembre 2017.

Repost 0
Published by Automobi - dans France
commenter cet article
17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 20:49

Les vacances approchent et la route aussi…

Nous avons le plaisir de vous inviter à la route des vacances de 2017. Elle se déroulera à nouveau cette année entre Colombey-les-Belles (54) et Langres (52), avec une étape le samedi 1er juillet au soir à Langres.

 

Manifestation totalement gratuite, le programme est ci-joint. Votre inscription nous permettra de vous prévenir en cas de modification du déroulement, pour des raisons administratives, météo ou autres.

 

La participation aux deux journées, à une seule, quelques heures, à pied, en auto, moto, cyclo, vélo, tracteur, camion,  bus, avion ou tout autre moyen de locomotion d’avant 1969 est la bienvenue surtout si le costume est de l’époque.

 

Cette année 2 départs sont prévus : Un à Colombey les Belles (54) comme le veut la tradition, un à Langres (52) à la même heure. C’est nouveau, afin de réunir les vacanciers lorrains et nord européens. Une fois retrouvés sur la Nationale 74, nous rejoindrons Langres sans oublier le pique-nique au bord de l’eau avant de reprendre la route pour participer au concours d’élégance, les concerts et les animations à Langres vers 16h. 

 

Autre nouveauté, la ville de NEUFCHATEAU a souhaité nous accueillir joyeusement, le dimanche 2 juillet et de nouvelles animations sont prévues.

Route Nationale 74 (Entre Nancy & Dijon)


SAMEDI 1er JUILLET : direction LANGRES (52)
9h à 9h30 Pour les gens du Nord, Regroupement et Départ de Colombey-les-Belles(54),
au sud de Nancy & Toul. D 674 Rue Carnot. Nationale 74 vers le Sud.
Pour les gens du Sud, Regroupement même heure Parking Sous-Bie à Langres (52).
Départ vers le Nord, à la rencontre des gens venus de Colombey les Belles.


10h15 pause-café : Découverte des secrets de Soulosse-sous-Saint-Elophe.

Visite guidée de Saint Elophe

  • 11h Traversée en convoi et découverte de la ville historique de Neufchâteau
  • 11h30 Pause à Goncourt, ça n'a pas de prix ! Exposition de matériels agricoles anciens.
  • 12h00 Visite de Bourmont
  • 13h00 Pique-nique aux environs du plan d'eau de Charmes
  • 16h00 Arrivée en convoi à Langres

Présentation publique et concours d’élégance des véhicules du convoi
Sur le thème du Tour de France
Soirée étape à Langres


DIMANCHE 2 JUILLET : direction NEUFCHATEAU (88)


à 9h00 Regroupement Place Bel Air et départ de Langres
10h30 Arrivée en convoi à Neufchâteau Esplanade des Marronniers
Départ du rallye des laborieux
2ème étape du festival « Cyclo-cyclette » : la balade en vélo ou tandem ancien
Parcours de 10km ou 30km au choix. (1ère étape le 4 juin à Nancy)
Balade en Vélosolex
Exposition de vélos anciens et de deux roues motorisés anciens
12h30 Pique-nique au bord du Mouzon
Vous choisissez les visites et découvertes librement. Réservation Restauration hôtellerie à
votre initiative. Manifestation GRATUITE organisée par l’association VIGNETTE
GRATUITE.

Renseignements INSCRIPTION INDISPENSABLE sur le site internet
cvg.asso.fr ou par défaut au 06 11 93 19 34.
Le programme est susceptible d’être modifié et adapté selon les autorisations
administratives. Vous serez informés des éventuelles modifications, si vous
êtes inscrits….

Repost 0
Published by Automobi - dans France
commenter cet article
10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 12:34

 

En route pour le passé !

"Nationale 7, Route des Vacances, qui fait d’Paris un p’tit faubourg d’Valence et la banlieue d’St-Paul de Vence » chantait Charles Trenet en 1955…"

La Nationale 7 est la route la plus mythique de France, qu’elle traverse du Nord au Sud, emmenant avec elle 2000 ans d’histoire et 30 ans de légende… Elle réveille tous les souvenirs de la grande aventure des congés payés, quand toute la France prenait la route en 4CV en direction du soleil et de la grande bleue !

Thierry Dubois, historien des routes, auteur de nombreux ouvrages sur la Nationale 7, organise du 9 au 13 juillet 2017, un rallye touristique réunissant 100 véhicules anciens de toutes catégories : autos, motos, utilitaires, caravanes, de 1945 à 1968, ceux qui ont écrit la légende de la Nationale 7 !

Des voitures chargées de bagages, des participants en tenues d’époque, la joie et la convivialité, c’est ça, l’esprit « Nationale 7 » de Thierry Dubois qu’on retrouve déjà dans d’autres manifestations : les rallyes automobiles, l’Embouteillages de Lapalisse, le Bouchon de Tourves ou les Rétrocamping.

En faisant revivre le passé, « 100 autos sur la N7 », mettent à l’honneur les régions traversées, la gastronomie, le patrimoine et le grand tourisme routier.

Sous le patronage de la FFVE (Fédération Française des Véhicules d’Époque, www.ffve.org), cet événement sans précédent dans le monde automobile de collection, a pour ambition de promouvoir l’histoire de notre patrimoine et sa culture dans un esprit « bien de chez nous »…

 

100 autos sur la Nationale 7 en chiffres :

  • 100 véhicules d’époque de toutes catégories
  • Plus de 200 participants
  • Près de 800 Kms à parcourir en 4 jours,
  • Pas moins de 5 événements sur le parcours organisés par les municipalités partenaires.
  • Des dizaines de clubs de collectionneurs régionaux associés, qui accueillent les participants aux villes étapes.
  • Des milliers de spectateurs sur le parcours pour voir passer l’histoire automobile en route.
  • Un événement relayé par les médias (presse automobile et régionale, radios, télévisions) et les réseaux sociaux en direct !

thierry-dubois-n7-404

Thierry Dubois

Illustrateur et scénariste, il travaille pour la presse et la publicité (il a publié plus de 1100 dessins hebdomadaires dans le magazine La Vie de l’Auto). Passionné par les routes, il a écrit plusieurs ouvrages sur l’histoire de la Nationale 7, dont il est devenu le grand spécialiste.

Historien du patrimoine roulant, il s’investit dans le projet « Vintage Bel air », un parc d’attraction automobile, mais est aussi consultant pour la télévision à l’origine de manifestations comme l’Embouteillage de Lapalisse, Le Bouchon de Tourves ou le Rétrocamping de Tain…

Collectionneur, il possède quelques voitures anciennes qu’il utilise à la moindre occasion sur les routes anciennes. Il rassemble depuis plus de 20 ans tous ce qui se rapporte à l’histoire des routes, une collection unique de plusieurs milliers de photos, objets, documents en rapport avec ses passions !

photo-n7-bdur-var

FFVE (Fédération Française des véhicules d’époque)

1184 clubs de marques ou de collectionneurs adhérents, 230 000 collectionneurs en France, 800 000 véhicules historiques, 6500 événements organisés en France par an.

Contact presse :

Alexandre Pierquet
Tél : 06 60 40 24 01 • ap@100autossurlaN7.com

Photothèque sur simple demande

 

Thierry Dubois
Tél : 06 08 48 21 76 • routenationale7@orange.fr

www.100autossurlaN7.com100

Sous le patronage de la FFVE

100 autos sur la Nationale 7
100 autos sur la Nationale 7
Repost 0
8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 15:28

Auteur : Denis Glasson

Au début du XXe siècle, l'invention de la machine à écrire transforme le monde des bureaux et, particulièrement, l'administration française. Dotée d'une qualification, la dactylo apparait. Au ministère des Travaux publics, ces nouvelles venues doivent conquérir leurs places et la qualité de salariées à part entière dans un monde clos et masculin. Si l'emploi féminin est devenu majoritaire dans les administrations françaises, de nombreux problèmes restent encore présents aujourd'hui.

ISBN : 978-2-343-11128-5 • février 2017 • 206 pages
EAN PDF : 9782140028915
EAN ePUB : 9782336781273

 

 

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=52642

 

Repost 0
Published by Automobi - dans Livres France
commenter cet article
2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 21:31


C’était un pari un peu fou en 1999, mais aujourd’hui tout le monde attend le passage des 2CV Cochonou avec impatience. Véritables icônes du Tour de France et emblèmes de la caravane préférée des français, les « deudeuches » vichy ont tissé un lien particulier avec le public. Nul doute que le balai des ces sept 2CV donne un cachet unique à la Grande Boucle, tout en lui permettant de garder un lien fort avec les français. A quelques mois du départ, les stars de la caravane se font bichonner et n’ont qu’une hâte : que le mois de juillet arrive vite pour retrouver le public et faire la fête !
 
Depuis maintenant presque 20 ans et plus de 63 000 km au compteur, les « deudeuches » vichy ont toujours franchi la ligne d’arrivée de chaque étape du Tour de France, tout cela pour être sûres de ne pas manquer la grande fête programmée fin juillet sur les Champs-Elysées ! Peu importe le nombre de kilomètres et les exigences du parcours, les 7 véhicules du « saucisson officiel » sont toujours au rendez-vous pour assurer le show. Un véritable exploit technique et logistique réalisé par l’équipe de « deuchistes », qui travaille au quotidien, des mois à l’avance, pour préparer les véhicules.
 
 
C’est dans un garage réchauffé par le soleil du Sud-Ouest que les sept 2CV Vichy se préparent pour le Tour de France. Véritable temple des « deudeuches », dans ce garage près de Dax les étagères débordent de pièces détachées et les souvenirs des Grandes Boucles précédentes s’empilent. Les mains sur les voitures, bob vichy vissé sur la tête, Jérôme et Christophe sont les supers mécanos qui assurent le travail sur les 2CV. « Bien sûr il y a la mécanique, comme pour les vélos des champions qui sont minutieusement préparés, nous passons du temps à vérifier les moteurs et toutes les pièces. Mais il y a aussi un travail d’aménagement pour le confort et la sécurité des hôtesses qui réaliseront les animations depuis les véhicules. Chaque véhicule accueille une hôtesse avec son stock de sachets de mini-saucissons secs et de bobs à distribuer. Tout doit tenir dans une 2CV, c’est ce qui rend l’aventure exceptionnelle, nos véhicules sont uniques » précise Jérôme qui vivra son 7ème Tour de France pour la marque.
 
Passionnés par les 2CV depuis toujours, Christophe et Jérôme seront de nouveau sur les routes de France cet été. « Le départ de la 1ère étape est toujours un sentiment particulier. Quand on voit les voitures prêtes à assurer le spectacle, on ressent de la fierté. Après de nombreuses heures passées à les préparer, on va enfin pouvoir partager la fête avec le public. Du stress aussi. Forcément on se dit que la ligne d’arrivée est encore loin...alors on reste très attentifs aux bruits des voitures. La 2CV s’est beaucoup à l’oreille » confie Christophe. Pour les grosses pannes, la marque a prévu des moteurs et pièces de rechanges, « Il nous arrive de faire quelques réparations à droite à gauche selon les besoins. Mais jamais une voiture n’a manqué le départ d’une étape, et ce n’est pas prêt d’arriver » assure Jérôme. Une bonne nouvelle pour tous les fans du Tour !
 
La Limousine : En plein cœur de la caravane nos amis journalistes et invités vivent une expérience unique dans ce modèle de collection.
Les 2 camionnettes : Si les hôtesses assurent la distribution de goodies au public, au volant, les chauffeurs assurent les très rares dépannages.
 
Les 3 Berlines : Les stars de la caravane ! Animées par les hôtesses qui distribuent les sachets de mini saucissons et les célébrissimes bobs Cochonou.
La Charcutière : dans son Pick-Up gourmand, l’animateur joue avec le public et annonce l’arrivée de la caravane Cochonou
 

La caravane n°1 dans le cœur des français vous invite ! Dès aujourd’hui, n’hésitez pas à nous contacter pour réserver votre place dans la 2CV Limousine !
 
 
 
 
Relations médias / Contacts sur le Tour :

Mathieu Legrand
Attaché de presse Cochonou (présent sur le Tour de France)
09.81.18.59.20
06.66.48.97.28
m.legrand@agenceblackboard.com

Raphael Ostré
Responsable des relations presse Cochonou sur le Tour de France
09.81.18.59.20
06.50.51.81.99
raph.ostre@agenceblackboard.com

Bastien Hug-Fouché
09.81.18.59.20
06.11.44.06.88
bast.hugfouche@agenceblackboard.com
Repost 0
Published by Automobi - dans rallye Tourisme France
commenter cet article

Catégories